Fraction Trotskyste pour la Quatrième Internationale.

FT-QI (France)

CONTRE LES OCCUPATIONS IMPERIALISTES !!

CONTRE BUSH, CONTRE CHIRAC !!

POUR LA DÉFAITE DE L'IMPÉRIALISME !

Le 5 juin, Bush sera à Paris pour rencontrer Chirac. Après une opposition au sein de l'O.N.U
sur le dossier irakien -l'axe franco-allemand hégémonisant le camp des autres puissancesimpérialistes refusant de voir Washington restructurer à leurs dépends et en fonction de sesintérêts quasi exclusifs (et ceux de ses alliés dans une moindre mesure) la carte du Proche etdu Moyen-Orient- revoilà donc Mister Bush et Monsieur Chirac qui se retrouvent pour discuter dunouvel ordre mondial à mettre en place. Le 6 juin, tous les 'grands décideurs de ce monde', quece soient ceux qui s'opposaient il y a un an à la guerre en Irak comme Poutine, le boucher dupeuple tchétchène, ou les amis plus ou moins sincères de Bush comme Blair, seront présents enprélude à la prochaine réunion du G8 qui aura lieu la semaine prochaine aux USA. Le futur de l'Irak est un thème très sensible, en raison de la centralité stratégique etéconomique du pays ainsi que du caractère explosif de la situation actuelle.

Chirac, chef des forces armées impérialistes présentes en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Haïti, les mêmes troupes qui ont couvert le génocide rwandais, fort de sa position conquise parson opposition à l'unilatéralisme des USA, est aujourd'hui, grâce à l'enlisement et au manque destratégie politique à long terme de l'impérialisme états-unien, à même de renégocier sa part dugâteau et des richesses irakiennes. Il n'y a aucune différence de nature entre Chirac et Bush.L'impérialisme français n'a pas d'état d'âme quand il s'agit d'intervenir dans les payssemi-coloniaux et défendre son pré-carré.

En Espagne où Aznar utilisait une politique pro-états-unienne sur le dossier irakien pour mieux négocier avec l'axe franco-allemand les grands enjeux de l'agenda européen, le gouvernement duParti Populaire a été balayé dans les urnes. C'est aujourd'hui le PSOE de Zapatero, dont leprogramme économique est identique à celui de son prédécesseur, qui se trouve à la tête du pays.Mais le PSOE qui a retiré les soldats espagnols d'Irak sous la pression des urnes ,et pourcomplaire à ses amis Chirac et Schroeder, est le même qui avec Javier Solana avait bombardé laYougoslavie en 1999 et maintient des troupes d'occupation au Kosovo et en Afghanistan. Ni l'axe franco-alemand, ni l'Union Européenne renforcée par le retour dans le giron del'Espagne, ne représentent une alternative pacifiste.

Quant à l'ONU, plébiscitée par les directions droitières du mouvement anti-guerre et du
mouvement altermondialiste l'année dernière avant le début du conflit, elle a toujours légitimél'embargo contre la population iraquienne et a déguisé son humanisme compatissant par leprogramme pétrole contre nourriture... causant la mort de plus d'un million d'enfants, de femmeset d'hommes iraquiens. Ses 'casques bleus' sont poursuivis pour viol et crime dans de nombreuxpays par où ils sont passés ! Le rôle de la MONUC actuellement dans l'Est de la RDC démontrebien qu'aucune solution ne peut passer par cette institution qui n'est qu'une caverne de banditsoù les impérialistes, par diplomates interposés, tentent tant bien que mal, de se partager lemonde sans trop de frictions, ce qui est de plus en plus difficile dans le contexte actuel derivalités inter-impérialistes croissantes.

VIVE LA RÉSISTANCE ARMÉE DES PEUPLES D'IRAK ET DE PALESTINE !


Les marxistes révolutionnaires, les courants revendiquant les drapeaux de Marx, Lénine et
Trotsky, doivent se prononcer inconditionnellement pour la défaite de l'impérialisme et dusionisme.

Il faut soutenir sans hésitation le soulèvement armé du peuple irakien contre l'occupation
anglo-américaine ainsi que la résistance multiforme du peuple palestinien contre les exactionsbarbares que mène le gouvernement Sharon avec le soutien tacite de tous les partis sionistes, ycompris les travaillistes.

Soutenir la résistance armée ne veut pas dire accorder un soutien politique quelconque aux
directions du mouvement de résistance actuel, islamistes et nationalistes-bourgeoises, qu'ilssoient baasistes, sunnites ou chiites dans le cas irakien. Leur seul but est de négocier, mêmeviolemment, avec les troupes d'occupation, une parcelle de pouvoir supplémentaire, entre deuxtrêves. Elles divisent les travailleurs, se refusent à armer le peuple dans son ensemble,préférant la logique des actions individuelles ou isolées à celui de la guerre généralisée etelles constituent un obstacle réel à la formation d'une véritable alternative ouvrière etsocialiste à l'impérialisme.Nous devons également nous opposer catégoriquement au terrorisme. Les attentats du 11 septembre2001 contre les tours jumelles et du 11 mars à Madrid n'ont fait que diviser la classe ouvrièredes pays impérialistes et celle des pays semi coloniaux.

Cependant, nous ne devons pas tomber le piège bourgeois qui met sur le même plan les attaques
de la résistance iraquienne et palestinienne sur leurs territoires occupés et les attentatsrevendiqués par Al Qaeda. L'organisation de Ben Laden ne représente que les intérêts d'unefraction de la bourgeoisie saoudienne et ne représente en aucun cas une alternative pour lespeuples opprimés arabes et musulmans.

En Irak comme en Palestine, seule la classe ouvrière avec ses alliés, la paysannerie et lajeunesse, est capable de dépasser les limites religieuses et ethniques imposées par lesdirections des mouvements de résistance afin de mener vers un authentique processus delibération national et social. C'est pourquoi les communistes internationalistes doiventsoutenir toutes les organisations ouvrières, de chômeurs, de jeunes et de femmes qui cherchent àse constituer indépendamment des islamistes et contre eux. Mais pour se développer et pourvaincre, ces organisations ne peuvent laisser le monopole du combat anti-impérialiste auxdirections islamistes et nationalistes bourgeoises qui l'utilise afin de mieux contrôler lemouvement de résistance et l'instrumentaliser pour négocier. Ces organisations doivent se porteraux premiers rangs du combat politique et de la lutte armée contre l'impérialisme et le sionisme.

"PROLETAIRES ET PEUPLES OPPRIMES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

"
Les masses du monde entier connaissaient déjà les mensonges par lesquels Bush, Blair et leursalliés entendaient justifier l'agression contre l'Irak. Elles ont découvert également le vraivisage de l'occupation impérialiste : les tortures, l'humiliation quotidienne, la terreur. C'estpour toutes ces raisons que le mouvement anti-guerre international est descendu dans les ruesdes villes du monde entier les 15 février et 20 mars 2003 et dans une moindre mesure le 20 mars2004 manifestant une large opposition à la logique guerrière. Mais malgré tout, la guerre aéclaté et l'occupation se poursuit. Cela nous mène à nous poser une question. Comment rendreeffectives les revendications portées par ces manifestations, concrétiser réellement sur leterrain le NON A LA GUERRE ET AUX OCCUPATIONS ?

Le combat contre la guerre et les occupations impérialistes doit aussi être mené dans les pays
agresseurs eux-mêmes. Seule la classe ouvrière, avec ses propres méthodes de lutte, aux côtés deses alliés, la jeunesse, le mouvement antiglobalisation et antiguerre, peut rendre ce combateffectif à travers sa propre force et ses propres actions, notamment la grève. C'est lesalariat, et notamment les travailleurs de l'industrie et des services, qui produit les armesdont se servent les armées impérialistes, qui fournit en produits d'intendance et alimentairesles troupes d'occupation, qui fait circuler munitions, armes et troupes.

C'est cette même classe ouvrière qui a entre ses mains potentiellement tous les moyens pourmettre un coup d'arrêt à la machine de guerre. C'est elle qui doit se porter à la tête dumouvement contre la guerre car c'est la seule force capable de porter le mouvement jusqu'au boutet le rendre pleinement effectif. Il faut non seulement suivre l'exemple des cheminots écossaisen 2003 qui refusaient d'acheminer armes et munitions destinées à l'armée britannique, celui dela classe ouvrière espagnole qui avait fait grève l'année dernière contre la guerre mais aussiet surtout l'exemple massif donné par la classe ouvrière et la jeunesse italiennes les 20 marset 2 avril 2004 qui avaient commencé à paralyser effectivement la machine de guerre impérialistede l'intérieur, bloquant certains bateaux à Livourne et à Naples, bloquant les voies ferrées etliant leur lutte contre les contre-réformes de Berlusconi à la lutte contre la guerre. Nousdevons reprendre, pour combattre notre propre impérialisme sanguinaire, les slogans destravailleurs italiens combatifs qui ont manifesté à Rome le 4 juin aux cris de " 10, 100, 1000Nassirya !", en allusion à l'attaque que la résistance a mené dans cette ville contre la caserneoù stationnent les troupes d'occupation italiennes.

La classe ouvrière et la jeunesse des pays centraux doivent appuyer toutes les résistances
anti-impérialistes car tous les coups portés à l'impérialisme ne pourront que faciliter lecombat de la classe ouvrière et des classes populaires des pays centraux en défense de leursconquêtes et de leurs acquis attaqués par leurs gouvernements. Plus l'impérialisme est endifficulté, plus les prolétaires du monde entier seront dans une position favorable pourcommencer à inverser le rapport de force et passer à la contre-offensive. C'est la leçon quedoivent tirer ceux et celles qui entendent lutter jusqu'au bout contre la réforme de la Sécuprojetée par le gouvernement Raffarin III. C'est ce que montrent les luttes offensives etvictorieuses des traminots italiens de l'hiver 2003-2004 et des ouvriers de Fiat Melfidernièrement qui ont commencé à montrer un autre chemin aux travailleurs européens en lutte, pardelà la stratégie conciliatrice des directions syndicales habituées à balader les travailleurset les jeunes d'une mobilisation à l'autre sans lendemain pour mieux canaliser la volonté des'opposer aux réformes anti-ouvrières et anti-populaires des gouvernements.

Le combat contre l'impérialisme dans les pays occupés et semi-coloniaux et la lutte au cœurmême des pays impérialistes contre le patronat fait partie du combat international entre leprolétariat et ses alliés et la domination capitaliste. C'est en ce sens que nous reprenons lemot d'ordre lancé par la Troisième Internationale de Lénine et Trotsky, "Prolétaires et peuplesopprimés du monde entier, unissez-vous !".

C'est ce qu'essayent de faire oublier les bureaucrates syndicaux, qui montrent une fois de plus
leur vrai visage, pro-capitaliste et pro-impérialiste, en séparant volontairement les cortègesdes travailleurs luttant contre la réforme de la Sécu et ceux du mouvement anti-guerre, enappelant à une manifestation séparée le 5 juin à Paris. Ils sont bien conscients que la jonctionet la fusion des deux mouvements porte en son sein des potentialités qui seraient capable decommencer à faire plier le gouvernement et le Medef.

Dans les métropoles impérialistes, comme la France, il revient donc à la classe ouvrière qui
lutte pour la défense de ses acquis et ses conquêtes de prendre entre ses mains la lutte contrel'impérialisme, pour la défense des peuples opprimés, d'appuyer la résistance car elle va dansle même sens que le combat qu'elle mène contre son patronat et le gouvernement. Il faut que, parleur auto-organisation (Assemblées Générales, comités de grèves, etc.) les travailleurs et lajeunesse soient en première ligne de la lutte contre la guerre, contre les occupationsimpérialistes, et imposent aux directions des syndicats, qui les ont déjà trahis en négociant etsignant la réforme des retraites et qui continuent malgré cela à se réclamer des intérêtsspécifiques des travailleurs (la CGT, FO, la FSU, etc.) de se prononcer et de se battre pour ladéfaite de l'impérialisme, pour la victoire de la résistance des peuples, notamment en Irak eten Palestine, car cela fait partie du même combat que nous menons ici contre les réformespro-patronales du gouvernement Raffarin à qui avait ouvert le chemin le gouvernement PS/PC/Vertsde Jospin.

Dans cette perspective, les organisations d'extrême gauche, comme LO, la LCR et le PT, qui serevendiquent de la révolution et le socialisme, doivent rompre avec leur passivité. Ellesdoivent lutter au sein des syndicats, des comités contre la guerre, pour que ceux-ci prennentune position claire de soutien aux résistances et la traduisent sur le terrain de la lutte declasse, par tous les moyens nécessaires, notamment par la grève. Ces organisations doivent dès àprésent impulser l'organisation indépendante des travailleurs et organiser un grand mouvementpolitique unitaire des travailleurs d'avant-garde et de la jeunesse contre le gouvernement deChirac et Raffarin et leurs soutiens directs et les faux amis des travailleurs et de la jeunessequi négocient dans les salons à Matignon.

 

* TROUPES IMPERIALISTES HORS D'IRAK, D'AFGHANISTAN, D'HAÏTI, DE COTE D'IVOIRE, DE TCHETCHENIE,

DU KOSOVO !

* PAS D'INTERVENTION DE L'ONU, NI DE L'UE

* EN FINIR AVEC L'OCCUPATION EN IRAK ET EN PALESTINE !

* VIVE LES RESISTANCES DES PEUPLES IRAQUIEN ET PALESTINIEN !

* POUR UN IRAK OUVRIER, LAÏC ET SOCIALISTE !

* POUR UN KURDISTAN UNIFIE OUVRIER ET SOCIALISTE

* POUR LA DESTRUCTION DE L'ÉTAT SIONISTE ET LA FORMATION D'UNE PALESTINE UNIFIEE, LAÏQUE ET

SOCIALISTE POUR QUE PUISSENT VIVRE EN PAIX LES TRAVAILLEURS DE LA REGION, QU'ILS SOIENT ARABES,

JUIFS, ETC. !

* POUR UNE FEDERATION SOCIALISTE DU PROCHE ET MOYEN ORIENT

* POUR ENRAYER LA MACHINE DE GUERRE DANS LES PAYS IMPERIALISTES, POUR S'OPPOSER AUX REFORMES

ANTI-OUVRIERES ET ANTI-POPULAIRES, IL EST NECESSAIRE DE LUTTER POUR UNE GREVE GENERALE CONTRE

LES GOUVERNEMENTS AGRESSEURS!

* LE TRIOMPHE DU PEUPLE IRAQUIEN SERA UNE PREMIERE VICTOIRE POUR LA CLASSE OUVRIERE ET LES

OPPRIMES DU MONDE ENTIER. SA DEFAITE SERA UNE DEFAITE POUR LA CLASSE OUVRIERE ET LES OPPRIMES DE

LA PLANETE !