Fraction Trotskyste pour la Quatrième Internationale.
FT-QI (France)
CONTRE LES OCCUPATIONS IMPERIALISTES !!
CONTRE BUSH, CONTRE CHIRAC !!
"PROLETAIRES ET PEUPLES OPPRIMES DE
TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !
"Les masses du monde entier connaissaient déjà
les mensonges par lesquels Bush, Blair et leursalliés
entendaient justifier l'agression contre l'Irak. Elles ont découvert
également le vraivisage de l'occupation
impérialiste : les tortures, l'humiliation quotidienne, la terreur. C'estpour
toutes ces raisons que le mouvement anti-guerre international est descendu dans
les ruesdes villes du monde entier les 15 février
et 20 mars 2003 et dans une moindre mesure le 20 mars2004
manifestant une large opposition à la logique guerrière. Mais
malgré tout, la guerre aéclaté
et l'occupation se poursuit. Cela nous mène à nous poser une question.
Comment rendreeffectives les revendications
portées par ces manifestations, concrétiser réellement
sur leterrain le NON A LA GUERRE ET AUX OCCUPATIONS
?
Le combat contre la guerre et les occupations impérialistes doit aussi
être mené dans les paysagresseurs
eux-mêmes. Seule la classe ouvrière, avec ses propres méthodes
de lutte, aux côtés deses alliés,
la jeunesse, le mouvement antiglobalisation et antiguerre, peut rendre ce combateffectif
à travers sa propre force et ses propres actions, notamment la grève.
C'est lesalariat, et notamment les travailleurs
de l'industrie et des services, qui produit les armesdont
se servent les armées impérialistes, qui fournit en produits d'intendance
et alimentairesles troupes d'occupation, qui
fait circuler munitions, armes et troupes.
C'est cette même classe ouvrière
qui a entre ses mains potentiellement tous les moyens pourmettre
un coup d'arrêt à la machine de guerre. C'est elle qui doit se
porter à la tête dumouvement contre
la guerre car c'est la seule force capable de porter le mouvement jusqu'au boutet
le rendre pleinement effectif. Il faut non seulement suivre l'exemple des cheminots
écossaisen 2003 qui refusaient d'acheminer
armes et munitions destinées à l'armée britannique, celui
dela classe ouvrière espagnole qui avait
fait grève l'année dernière contre la guerre mais aussiet
surtout l'exemple massif donné par la classe ouvrière et la jeunesse
italiennes les 20 marset 2 avril 2004 qui avaient
commencé à paralyser effectivement la machine de guerre impérialistede
l'intérieur, bloquant certains bateaux à Livourne et à
Naples, bloquant les voies ferrées etliant
leur lutte contre les contre-réformes de Berlusconi à la lutte
contre la guerre. Nousdevons reprendre, pour
combattre notre propre impérialisme sanguinaire, les slogans destravailleurs
italiens combatifs qui ont manifesté à Rome le 4 juin aux cris
de " 10, 100, 1000Nassirya !", en allusion
à l'attaque que la résistance a mené dans cette ville contre
la caserneoù stationnent les troupes
d'occupation italiennes.
La classe ouvrière et la jeunesse des pays centraux doivent appuyer toutes
les résistancesanti-impérialistes
car tous les coups portés à l'impérialisme ne pourront
que faciliter lecombat de la classe ouvrière
et des classes populaires des pays centraux en défense de leursconquêtes
et de leurs acquis attaqués par leurs gouvernements. Plus l'impérialisme
est endifficulté, plus les prolétaires
du monde entier seront dans une position favorable pourcommencer
à inverser le rapport de force et passer à la contre-offensive.
C'est la leçon quedoivent tirer ceux
et celles qui entendent lutter jusqu'au bout contre la réforme de la
Sécuprojetée par le gouvernement
Raffarin III. C'est ce que montrent les luttes offensives etvictorieuses
des traminots italiens de l'hiver 2003-2004 et des ouvriers de Fiat Melfidernièrement
qui ont commencé à montrer un autre chemin aux travailleurs européens
en lutte, pardelà la stratégie
conciliatrice des directions syndicales habituées à balader les
travailleurset les jeunes d'une mobilisation
à l'autre sans lendemain pour mieux canaliser la volonté des'opposer
aux réformes anti-ouvrières et anti-populaires des gouvernements.
Le combat contre l'impérialisme dans
les pays occupés et semi-coloniaux et la lutte au cœurmême
des pays impérialistes contre le patronat fait partie du combat international
entre leprolétariat et ses alliés
et la domination capitaliste. C'est en ce sens que nous reprenons lemot
d'ordre lancé par la Troisième Internationale de Lénine
et Trotsky, "Prolétaires et peuplesopprimés
du monde entier, unissez-vous !".
C'est ce qu'essayent de faire oublier les bureaucrates syndicaux, qui montrent
une fois de plusleur vrai visage, pro-capitaliste
et pro-impérialiste, en séparant volontairement les cortègesdes
travailleurs luttant contre la réforme de la Sécu et ceux du mouvement
anti-guerre, enappelant à une manifestation
séparée le 5 juin à Paris. Ils sont bien conscients que
la jonctionet la fusion des deux mouvements
porte en son sein des potentialités qui seraient capable decommencer
à faire plier le gouvernement et le Medef.
Dans les métropoles impérialistes, comme la France, il revient
donc à la classe ouvrière quilutte
pour la défense de ses acquis et ses conquêtes de prendre entre
ses mains la lutte contrel'impérialisme,
pour la défense des peuples opprimés, d'appuyer la résistance
car elle va dansle même sens que le combat
qu'elle mène contre son patronat et le gouvernement. Il faut que, parleur
auto-organisation (Assemblées Générales, comités
de grèves, etc.) les travailleurs et lajeunesse
soient en première ligne de la lutte contre la guerre, contre les occupationsimpérialistes,
et imposent aux directions des syndicats, qui les ont déjà trahis
en négociant etsignant la réforme
des retraites et qui continuent malgré cela à se réclamer
des intérêtsspécifiques
des travailleurs (la CGT, FO, la FSU, etc.) de se prononcer et de se battre
pour ladéfaite de l'impérialisme,
pour la victoire de la résistance des peuples, notamment en Irak eten
Palestine, car cela fait partie du même combat que nous menons ici contre
les réformespro-patronales du gouvernement
Raffarin à qui avait ouvert le chemin le gouvernement PS/PC/Vertsde
Jospin.
Dans cette perspective, les organisations d'extrême
gauche, comme LO, la LCR et le PT, qui serevendiquent
de la révolution et le socialisme, doivent rompre avec leur passivité.
Ellesdoivent lutter au sein des syndicats,
des comités contre la guerre, pour que ceux-ci prennentune
position claire de soutien aux résistances et la traduisent sur le terrain
de la lutte declasse, par tous les moyens nécessaires,
notamment par la grève. Ces organisations doivent dès àprésent
impulser l'organisation indépendante des travailleurs et organiser un
grand mouvementpolitique unitaire des travailleurs
d'avant-garde et de la jeunesse contre le gouvernement deChirac
et Raffarin et leurs soutiens directs et les faux amis des travailleurs et de
la jeunessequi négocient dans les salons
à Matignon.
* TROUPES IMPERIALISTES HORS D'IRAK, D'AFGHANISTAN, D'HAÏTI, DE COTE D'IVOIRE, DE TCHETCHENIE,
DU KOSOVO !
* PAS D'INTERVENTION DE L'ONU, NI DE L'UE
* EN FINIR AVEC L'OCCUPATION EN IRAK ET EN PALESTINE !
* VIVE LES RESISTANCES DES PEUPLES IRAQUIEN ET PALESTINIEN !
* POUR UN IRAK OUVRIER, LAÏC ET SOCIALISTE !
* POUR UN KURDISTAN UNIFIE OUVRIER ET SOCIALISTE
* POUR LA DESTRUCTION DE L'ÉTAT SIONISTE ET LA FORMATION D'UNE PALESTINE UNIFIEE, LAÏQUE ET
SOCIALISTE POUR QUE PUISSENT VIVRE EN PAIX LES TRAVAILLEURS DE LA REGION, QU'ILS SOIENT ARABES,
JUIFS, ETC. !
* POUR UNE FEDERATION SOCIALISTE DU PROCHE ET MOYEN ORIENT
* POUR ENRAYER LA MACHINE DE GUERRE DANS LES PAYS IMPERIALISTES, POUR S'OPPOSER AUX REFORMES
ANTI-OUVRIERES ET ANTI-POPULAIRES, IL EST NECESSAIRE DE LUTTER POUR UNE GREVE GENERALE CONTRE
LES GOUVERNEMENTS AGRESSEURS!
* LE TRIOMPHE DU PEUPLE IRAQUIEN SERA UNE PREMIERE VICTOIRE POUR LA CLASSE OUVRIERE ET LES
OPPRIMES DU MONDE ENTIER. SA DEFAITE SERA UNE DEFAITE POUR LA CLASSE OUVRIERE ET LES OPPRIMES DE
LA PLANETE !